Khatm
Expérimental · Sandbox
Des signatures prêtes pour l’ère quantique.
Khatm teste ML-DSA, l’algorithme de signature standardisé par le NIST pour résister aux ordinateurs quantiques. Même API, même parcours pour le signataire : un seul paramètre change.
PKI de test, sans valeur juridique. Le mode classique reste la valeur par défaut.
Pourquoi y penser dès maintenant.
Une signature doit rester vérifiable aussi longtemps que le contrat qu’elle protège.
- Des contrats qui durent : Un bail, un prêt ou un contrat de travail se conserve dix, vingt ou trente ans. Sa signature doit tenir aussi longtemps.
- Une menace connue : Un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait un jour falsifier les signatures RSA et ECDSA utilisées aujourd’hui.
- Un standard publié : Le NIST a publié ML-DSA en 2024 (FIPS 204). Les formats X.509 et CMS l’intègrent déjà (RFC 9881 et 9882).
Trois modes, un seul paramètre.
Choisissez le mode à la création de la demande. Le reste du parcours ne change pas.
Classique · Par défaut
Le parcours actuel, inchangé.
- Dans le PDF : Une signature PAdES RSA ou ECDSA
- Dans le dossier de preuve : Rapport de preuve et evidence.json
- Lisible dans Adobe : Oui
- Résiste aux attaques quantiques connues : Non
Hybride · Recommandé pour tester
Lisible partout aujourd’hui, prouvable demain.
- Dans le PDF : La signature PAdES classique, seule
- Dans le dossier de preuve : En plus : une signature ML-DSA détachée sur exactement les mêmes octets
- Lisible dans Adobe : Oui, pour la partie classique
- Résiste aux attaques quantiques connues : Par la preuve ML-DSA
ML-DSA · Expérimental
Entièrement post-quantique, vérifiable avec Khatm.
- Dans le PDF : Une signature PAdES ML-DSA
- Dans le dossier de preuve : Rapport de preuve et evidence.json
- Lisible dans Adobe : Pas encore
- Résiste aux attaques quantiques connues : Oui
Variantes ML-DSA-44, 65 (par défaut) et 87. Hors sandbox, ml-dsa et hybrid sont refusés (422) et rien n’est créé.
Votre intégration ne change pas.
Ajoutez signature_algorithm à la création. Après signature, chaque demande porte un bloc verification lisible par votre code.
Vérifiable par tout le monde.
Les lecteurs PDF ne savent pas encore valider ML-DSA. La page publique « Vérifier un document » le fait : déposez le PDF et sa preuve, rien n’est conservé.
- Le document n’a pas changé d’un octet
- La signature correspond à son certificat
- Le certificat remonte à une autorité connue
- La preuve ML-DSA porte bien sur ce document
- Un document hybride sans sa preuve n’est jamais déclaré valide
Signatures contre-vérifiées par des outils indépendants : iText 9.5 et OpenSSL 3.6.
Ce que nous ne promettons pas encore.
La cryptographie post-quantique est jeune. Voici, sans détour, où en est l’écosystème.
- Sans valeur juridique : Les signatures ML-DSA de la sandbox reposent sur une PKI de test. Elles ne sont ni qualifiées ni certifiées.
- Lecteurs PDF : Adobe Acrobat et les autres lecteurs ne valident pas encore ML-DSA. Le mode hybride garde une signature lisible partout.
- Horodatage : L’autorité d’horodatage signe encore en RSA : la date n’est pas protégée contre un attaquant quantique.
- Normes en cours : L’ETSI n’a pas encore publié de profil PAdES pour ML-DSA. Khatm suit le PAdES baseline et les RFC 9881 et 9882.
- Module non certifié : La bibliothèque utilisée, Bouncy Castle, n’est pas un module cryptographique validé FIPS 140.
La suite, étape par étape.
Chaque étape lève une limite. Aucune n’est promise à une date précise.
- Clés en HSM : Des clés ML-DSA générées et conservées dans un module matériel.
- Certificats reconnus : Une autorité qui délivre des certificats ML-DSA, avec révocation.
- Horodatage post-quantique : Dès qu’une autorité d’horodatage ML-DSA sera disponible.
- Normes et lecteurs : Les profils ETSI, puis la prise en charge par les lecteurs PDF.
Questions fréquentes.
Mes signatures actuelles sont-elles menacées ?
Pas aujourd’hui : aucun ordinateur quantique connu ne peut falsifier une signature RSA ou ECDSA. Le sujet concerne les documents qui doivent rester vérifiables pendant de nombreuses années.
Puis-je l’utiliser pour de vrais contrats ?
Pas encore. Les signatures ML-DSA de la sandbox reposent sur une PKI de test et n’ont pas de valeur juridique. Pour vos documents réels, gardez le mode classique.
Quel mode choisir pour tester ?
Le mode hybride : le PDF garde une signature classique lisible partout, et la preuve ML-DSA l’accompagne dans le dossier de preuve.
Le signataire voit-il une différence ?
Non. Il reçoit le même e-mail et signe de la même façon. Seul l’algorithme utilisé pour sceller le document change.
Pourquoi les signatures sont-elles plus lourdes ?
Une signature ML-DSA-65 fait environ 3,3 Ko, contre 256 octets pour RSA-2048. Pour un contrat de quelques pages, la différence reste négligeable.
Comment vérifier une signature ML-DSA ?
Sur la page publique « Vérifier un document », ou avec POST /v1/verify. Déposez le PDF et, pour un document hybride, sa preuve .p7s ou son evidence.json.
Testez l’après-quantique sans rien casser.
Le mode classique reste la valeur par défaut. La sandbox post-quantique n’est pas encore ouverte à tous : écrivez-nous pour être prévenu et la tester sur vos propres documents.
contact@khatm.io